Moartea, moartea mereu...
în oglinzi
opaca
Cu gratii de sînge...     (*1)


Ces quelques vers de Vasile me revenaient lentement en mémoire…

J’avais apporté mon dernier roman à Marika. Elle battit des mains comme une enfant.
Pour dissiper mon trouble ou plutôt notre trouble, je tentai de lui résumer l’histoire : « Il s’agit d’un homme dont la femme vient de mourir. Elle était russe. Fou de chagrin, il part à Moscou et décide de rechercher les origines de la défunte, des traces de sa famille. Il erre désespérément dans les rues et dans les cimetières, dort n’importe où, interroge les gens pour garder un souvenir d’elle. On le prend pour un fou.. . ». Je m’arrêtai. C’était dérisoire. Je sentais le souffle de Marika sur ma joue, sur mes lèvres…
« Il faut que vous partiez maintenant. Nous allons peut-être faire une folie… »
Pourquoi avais-je du mal à distinguer son visage à présent ? La fatigue, bien sûr, l’éternelle fatigue ! Pour quelles raisons se cache-t-on toujours la vérité ? Pourquoi ? Il était
trop tard pour s’interroger. Je connaissais trop bien la réponse. L’être humain est veule … Pourquoi aurais-je fait exception à la règle ?

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