Je le suivis jusqu’à son appartement. Devant la porte, il se retourna et prononça la phrase rituelle :

«  Ne faites pas attention au désordre, l’appartement d’un célibataire, vous savez ! … »

Il me conduisit dans une pièce où un mur entier était recouvert d’une fresque. Celle-ci représentait, avec un mauvais goût très particulier, une Grèce de fantaisie dotée d’un ciel exagérément bleu, l’Acropole à droite et un paysage semé d’oliviers et de pierres, gorgé de soleil…

« C’est  beau, hein ? Je l’ai peinte, il y a trois jours pour tromper mon ennui, retrouver le temps perdu… »

Il ébaucha un geste de lassitude :

«  Ca vous plaît, au moins ?

- Oui, oui, beaucoup. C’est très ressemblant, vous savez ! …

- C’est vrai ? oh, j’en suis très content. Je n’ai jamais vu la Grèce. je peins surtout d’ après des gravures ou des photographies. »


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